Illustration : Twizzit : la fuite de données touchant ses membres et adhérents est confirmée

Twizzit : la fuite de données touchant ses membres et adhérents est confirmée

Les membres et adhérents de Twizzit sont concernés par une fuite de données personnelles, confirmée le 26 septembre 2026 par la société qui détient la plateforme, après une revendication publiée le 22 septembre sur un forum cybercriminel. La plateforme de gestion de clubs et d’associations est utilisée par plus de 5 500 organisations. La revendication couvre des associations en Belgique, en France et aux Pays-Bas.

Ce qui a été exposé chez Twizzit

Twizzit gère des données liées aux activités de clubs, de fédérations sportives, de mouvements de jeunesse, de chorales et d’associations. L’annonce de l’acteur fait état d’informations d’identité, d’adresses e-mail, de photos, de numéros de téléphone et de rattachements à des équipes, groupes et saisons.

Invincible Software Holdings, la société britannique qui détient Twizzit, a confirmé à l’agence Belga une fuite de données personnelles d’utilisateurs. Elle indique avoir déposé plainte auprès du Centre pour la cybersécurité Belgique. Selon une organisation cliente prévenue par la plateforme, Twizzit assure qu’aucune donnée bancaire ni téléphonique n’a été volée. Les données touchées seraient surtout des noms, des adresses e-mail et des photos de profil.

Cette fuite concerne potentiellement des enfants, car la présence de mouvements de jeunesse et de clubs sportifs laisse supposer que des mineurs figurent parmi les membres. Dans ce type d’incident, l’association entre l’identité, les coordonnées et les appartenances à des groupes peut faciliter des tentatives d’arnaque ou de messages ciblés.

Un volume annoncé à grande échelle

L’annonce publiée par un acteur évoque la base complète de la plateforme, avec plus de 17 ans d’historique. Selon cette revendication, le fichier porterait sur environ 1,5 million de membres, pour environ 4 millions de lignes et 1,4 Go. Un échantillon de 1 000 lignes accompagnait l’annonce, et la base était proposée au plus offrant.

À ce stade, le volume d’environ 1,5 million de membres reste celui de la revendication, même si l’existence d’une fuite de données personnelles a bien été confirmée. L’éditeur n’a pas communiqué le nombre exact de personnes concernées.

D’après la répartition affichée dans l’annonce, la Belgique serait le premier pays concerné. La France représenterait environ 16 700 adresses e-mail. Si elle se vérifie, cette répartition signifie que les personnes touchées ne se limitent pas à la Belgique.

Pourquoi cette fuite Twizzit est sensible

Twizzit centralise des informations utiles au suivi d’adhésion et à l’organisation d’activités. Le croisement d’un nom, d’une adresse e-mail, d’une photo et d’un rattachement à un groupe ou à une saison peut suffire à rendre des sollicitations frauduleuses plus crédibles.

La présence supposée de mineurs renforce l’enjeu de confidentialité. Des données d’adhésion et des adresses web associées à des activités collectives peuvent aussi aider à identifier des familles, des encadrants ou des groupes précis.

Pour les adhérents comme pour les organisations utilisatrices, l’incident concerne donc des données personnelles liées à la vie associative, et non un simple fichier de contact isolé.

Données concernées :

  • Nom complet, prénom, nom
  • Adresse e-mail
  • Date de naissance
  • Photos
  • Données d’adhésion
  • Données de mineurs
  • Identifiant interne
  • Adresses web

Données annoncées non vérifiées :

  • Environ 1,5 million de membres
  • Environ 4 millions de lignes
  • 1,4 Go de données
  • Base couvrant plus de 17 ans d’historique
  • Répartition par pays, dont environ 16 700 adresses e-mail pour la France

Mentions :
Statut Fuites Infos : Confirmée

Que faire si vous êtes concerné ?

  • Méfiez-vous des e-mails au nom de TwizzitDes coordonnées exposées permettent d'écrire des messages d'hameçonnage très crédibles. Ne vous connectez jamais depuis un lien reçu par e-mail : passez par le site ou l'application officiels.
  • Parlez-en aux enfants concernésDes messages peuvent viser directement les élèves ou leurs parents. Rappelez-leur de ne pas répondre à un message inattendu qui cite leur établissement ou leur classe.
  • Faites-vous aiderLe dispositif public cybermalveillance.gouv.fr accompagne gratuitement les victimes et recense les arnaques en cours.

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